Les solvants sont des substances très utilisées au quotidien. Ils peuvent servir dans des activités telles que le dégraissage, le nettoyage, la blanchisserie, la peinture et bien d’autres. Cela dit, leur utilisation pose depuis longtemps des préoccupations pertinentes sur la santé et l’environnement. Pour y remédier, de plus en plus de fabricants s’efforcent de proposer des alternatives non toxiques et plus respectueuses de l’environnement. Mais à quoi reconnaît-on les solvants bio naturels ? Voici quelques informations utiles pour vous aider à bien choisir.

Privilégier les solvants issus de la biomasse

Les solvants peuvent être classés en deux catégories : les solvants pétrochimiques et ceux dérivés de la biomasse. Dans le premier cas, il s’agit de solvants à base de pétrole. Face à la raréfaction des ressources pétrolières, les ressources de la biomasse sont apparues comme une alternative plus écologique et plus saine pour fabriquer des solvants. La biomasse végétale en particulier a révélé des solvants dits « bio » naturels ou solvants verts particulièrement efficaces. L’un des plus connus étant le d-limonène. Il s’agit d’un solvant naturel présent dans la pelure des agrumes. On le classe comme un composé organique volatil, mais il ne représente aucun danger pour l’environnement sans compter son caractère biodégradable. Il peut faire office d’agent dégraissant ou de solvant dans les peintures. Le d-limonène est un solvant agrosourcé, c’est-à-dire issu de la biomasse végétale, mais tous les solvants verts ne proviennent pas forcément de sources végétales.

Plusieurs types de solvants « bio » naturels

L’origine végétale n’est pas une condition pour qu’un solvant soit qualifié de bio naturel. Les solvants verts sont ceux qui sont conçus suivant les principes de la chimie verte. Cela implique qu’ils remplissent des conditions telles que la non-toxicité, la biocompatibilité, la provenance de ressources renouvelables, le caractère biodégradable ou encore la non-volatilité. A contrario, un solvant vert ne doit contenir aucune substance CMR, c’est-à-dire cancérigène, mutagène ou reprotoxique. Sur la base de ces caractéristiques, les solvants agrosourcés, les liquides ioniques, les polymères liquides et les fluides supercritiques sont les types de solvants qu’il est possible de qualifier de solvants verts.

Une solution plus écologique mais tout aussi efficace

Le challenge dans la conception de solvants éco-responsables consiste à proposer un produit qui soit à la fois sain et respectueux de l’environnement mais qui soit tout aussi efficace qu’un solvant traditionnel. Les éléments tels que le d-limonène sont la preuve qu’un solvant peut être à la fois puissant et non cancérigène. Il possède pratiquement les mêmes propriétés que les solvants toxiques qu’il substitue. Généralement, les fabricants ayant adopté les méthodes de fabrication éco-responsables sont assez transparents sur la composition des produits pour vous permettre de faire un choix éclairé.